Handicap au Mali : des acteurs réclament une institutionnalisation dans les politiques publiques

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Intégrer pleinement le handicap dans les institutions et les politiques publiques : tel est l’objectif affiché d’un café de presse organisé le 2 septembre 2026 par la Direction nationale du développement social, en partenariat avec l’UNICEF et la coopération allemande GIZ. Cette rencontre s’est tenue en prélude au séminaire national de haut niveau sur le développement urbain inclusif et résilient.

Face aux journalistes, les panélistes ont insisté sur le droit des personnes en situation de handicap d’accéder à tous les niveaux de décision et d’être intégrées dans l’ensemble des politiques publiques. L’enjeu ? Faire des médias de véritables relais capables de mobiliser les décideurs autour de cette cause.

« Que les personnes handicapées soient prises en compte dans toutes les actions et qu’elles jouent leur rôle comme des citoyens à part entière dans le développement du pays », a plaidé Ibrahim Abba, de la Direction nationale du développement social. Il a également souligné le rôle prépondérant des médias en matière de sensibilisation pour atteindre cet objectif.

Selon lui, l’inclusion et l’institutionnalisation du handicap reposent sur plusieurs principes clés : la non-discrimination dans l’accès aux opportunités, l’accès à l’information et aux services, ainsi que la conception universelle pour garantir une utilisation égale par tous. Ibrahim Abba estime qu’il est urgent de renforcer la sensibilisation au sein des communautés sur les droits des personnes handicapées, afin de consolider leur inclusion socio-économique.

Les intervenants ont aussi mis en avant l’importance de faire des personnes en situation de handicap les porte-parole de leur propre cause.

Parmi les recommandations fortes, les panélistes demandent de former les enseignants à la langue des signes et au braille, et de reconnaître officiellement la langue des signes parmi les 13 langues nationales du Mali.