Le gouvernement de la transition dans sa stratégie de transformation du secteur minier a lancé le Programme présidentiel de bourses d’études dans le secteur minier du Mali (PPBEM). La sélection de cette 1er cohorte de 30 étudiants est déjà ouverte et couvre plusieurs spécialités de l’industrie extractive.
Cette initiative s’inscrit dans la vision portée par le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, qui entend faire du secteur minier un véritable levier de développement économique et de souveraineté nationale. L’objectif est clair : faire en sorte que l’or brille davantage pour les Maliens. À cet effet, les autorités ont engagé une série de réformes, aboutissant notamment à la relecture du Code minier.
Parmi les retombées, le renforcement de la participation de l’État malien dans les projets miniers et une meilleure redistribution des richesses issues de l’exploitation de l’or.
Avec le PPBEM, cette politique s’étend désormais au développement du capital humain. Le programme présidentiel ambitionne ainsi de former une nouvelle génération de jeunes Maliens capables d’accompagner les ambitions des autorités dans le secteur minier.
Selon le communiqué annonçant ce programme, 30 bourses sont mises en compétition. Elles sont réparties entre 10 néo-bacheliers et 20 titulaires d’un DUT ou d’une licence. Les bacheliers concernés doivent être issus de la session de juin 2026, âgés de 21 ans au plus au 31 décembre 2026, avoir obtenu au minimum la mention Bien (14/20) et avoir l’anglais comme première langue vivante. Les candidats titulaires d’un DUT ou d’une licence doivent, quant à eux, être diplômés d’un établissement reconnu par l’État dans un domaine lié au secteur minier et justifier d’une moyenne générale d’au moins 12/20 durant leur cursus.
Les formations retenues couvrent les principaux domaines stratégiques de l’industrie minière. Pour les néo-bacheliers, les spécialités concernées comprennent notamment la géologie des ressources, la géologie-environnement, les sciences de l’information géographique (SIG), la géomatique, la télédétection, la métallurgie, la chimie, le génie des procédés, la mécanique, le droit minier et l’économie minière.
Pour les titulaires d’un DUT ou d’une licence, les profils recherchés portent notamment sur l’automatisme industriel, l’exploitation minière, l’hygiène, la santé et la sécurité (HSS), le droit minier, l’économie minière, la fiscalité minière, la finance, ainsi que la géologie des ressources et la géologie-environnement.
Les candidats devront constituer un dossier comprenant les pièces administratives selon leur niveau d’études. Les dossiers seront reçus jusqu’au 7 août 2026, exclusivement via un formulaire en ligne. Un concours écrit est prévu le 18 août 2026 pour les candidats titulaires d’un DUT ou d’une licence, tandis que les épreuves orales se dérouleront le 27 août 2026 pour l’ensemble des candidats présélectionnés, avant les visites médicales et contre-visites.







