Convention collective : l’aide à la presse exigée avant toute relecture

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L’Association des éditeurs de presse privée (ASSEP), le Groupe patronal de la presse et l’Union nationale des journalistes et éditeurs de presse ont organisé, ce samedi 12 septembre, une assemblée générale extraordinaire consacrée à la proposition de relecture de la convention collective et à la mise en place de la cellule de préfiguration de l’organe d’autorégulation des médias. À l’issue de cette assemblée, les participants ont exprimé leur désaccord avec la procédure engagée pour la relecture de la convention collective.

Les associations professionnelles de la presse écrite privée recommandent de satisfaire à un préalable avant la relecture de la convention collective et la mise en place de l’organe d’autorégulation. Alors que la Maison de la presse a récemment lancé ces deux initiatives, l’ASSEP, le Groupe patronal de la presse et l’Union nationale des journalistes et éditeurs de presse dénoncent le fait de ne pas avoir été consultés au préalable sur des projets qui les concernent directement.

La proposition de relecture de la convention collective semble être une initiative mal définie pour les patrons de la presse écrite privée. Ces derniers recommandent de privilégier, avec l’État, le versement de l’aide à la presse avant d’envisager la révision de cette convention. Selon eux, sans cette subvention, les entreprises de presse écrite privée sont dans l’impossibilité d’appliquer la convention collective, qui les oblige à offrir de meilleures conditions de travail à leurs employés.

Les partisans de ce préalable justifient leur position par les difficultés auxquelles sont confrontées les entreprises de presse, dans un contexte de crise économique persistante. « L’aide à la presse accuse un retard considérable depuis plusieurs années. Les contrats publicitaires se raréfient, les revenus diminuent, les charges augmentent et le nombre d’entreprises peinent tout simplement à assurer leur survie », a déploré le président de l’ASSEP, Boubacar Yalcouyé.

Selon lui, une entreprise de presse économiquement asphyxiée ne peut pas offrir durablement de meilleures conditions de travail à ses employés. C’est pourquoi il estime qu’il est primordial « d’améliorer les conditions des travailleurs, certes, mais aussi de sauver et de renforcer les entreprises qui les emploient ».

Par ailleurs, le président de l’ASSEP a salué l’initiative visant à créer un organe d’autorégulation. « Nous sommes demandeurs d’un véritable mécanisme d’autorégulation de la presse », at-il déclaré.

D’après lui, la création d’un conseil des pairs figure d’ailleurs parmi les orientations du plan d’action triennal de l’ASSEP. Toutefois, l’association émet des réserves sur la procédure et la démarche retenues pour mettre en place cet organe d’autorégulation. Elle exige que le conseil des paires émane de la profession et soit créé dans le cadre d’une concertation réunissant toutes ses composantes.

Jidiata Maïga

Le Jalon

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