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CEN-SNESUP :  »sauver cette grève, c’est sauver l’année »

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Le Comité exécutif national du Syndicat national de l’enseignement supérieur (CEN-SNESUP) a affirmé, ce mardi, le maintien de son mot d’ordre de grève de cinq jours à compter du 26 octobre. Sans l’application de la décision portant sur la prime de recherche, le mouvement de grève sera renouvelé autant de fois que nécessaire.

« Nous n’allons pas reculer. Nous avons dit à nos militants de se préparer en conséquence. Sans la prime de recherche, le mouvement de grève va se poursuivre », a déclaré le secrétaire du CEN-SNESUP, Oumar Coulibaly, en présence de plusieurs membres de son bureau.

« Nous informons les parents d’élèves que cela va s’embraser. Notre premier préavis, qui commence le 26 octobre, porte sur une grève de 120 heures, soit cinq jours. Elle sera renouvelée autant de fois que le gouvernement restera à l’écart de cette doléance », a indiqué M. Coulibaly.

Lors du point de presse tenu à la Faculté d’histoire et de géographie, le responsable syndical a précisé qu’il ne s’agit pas d’une revendication, mais plutôt de l’application d’une décision prise par les autorités en 2017.

« Nous réclamons le respect de la loi pour mettre fin à l’injustice que nous subissons. À ce jour, nous avons plus de neuf ans de prime de recherche non payée », a affirmé M. Coulibaly, qui soupçonne les autorités de jouer la montre.

Lors de son dernier congrès, en 2025, le CEN-SNESUP a décidé de surseoir, compte tenu du contexte, à l’ensemble de ses revendications, au nombre de 37, pour ne demander que l’application de la décision d’octroi de la prime de recherche, qui permet à l’enseignant-chercheur de travailler dans les meilleures conditions.

« Tous les pays du CAMES, à l’exception du Mali, accordent cette prime à leurs enseignants-chercheurs. Nous sommes obligés de financer nos recherches de notre propre poche. Cela n’est pas admissible », a déclaré le secrétaire général, avant d’ajouter : « Au sein de l’AES, le Mali est le seul pays qui ne verse pas de prime de recherche. »

Il a par ailleurs exhorté les autorités à fixer le montant de la prime de recherche, à l’appliquer et à régler les rappels dus.

Les échanges avec les autorités ministérielles et la présidence de la République avaient laissé entrevoir un règlement du dossier pendant les vacances universitaires, a rappelé, de son côté, le Dr Namamoudou Sikidi Keïta.

Selon lui, les espoirs suscités par ces engagements n’ont abouti à aucune solution concrète, malgré le dépôt d’un préavis de grève et la mise en place d’une commission ad hoc. La décision d’octroi de la prime de recherche demeure, en effet, inappliquée.

« Les enseignants-chercheurs ne réclament pas une faveur, mais l’application effective d’un texte réglementaire en vigueur », a insisté le Dr Keïta.

Pour le CEN-SNESUP, sauver cette grève, c’est sauver l’année. Déjà, le comité syndical appelle sa base à se mobiliser et à se préparer à une éventuelle année blanche. Il affirme toutefois être « profondément attaché au dialogue social, à la paix et à la stabilité du Mali ».