La Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) a fait part, ce mercredi 14 octobre, de sa « vive inquiétude » face au recours jugé excessif et disproportionné à la force dans le cadre du maintien de l’ordre. Condamnant ces faits, elle a appelé les autorités à ouvrir une enquête.
Dans un communiqué, la CNDH mentionne plusieurs incidents, « dont les plus récents sont survenus à Djalakorodji, dans le 1er arrondissement du District de Bamako, et à Kourémalé, commune de Benkadi Habalabougou, dans la région de Koulikoro ». Ces incidents se sont produits respectivement le dimanche 4 octobre et le dimanche 11 octobre 2026. Ces deux cas médiatisés ont fait des morts et plusieurs blessés.
Alors que les populations des deux localités ont appelé les autorités du pays à sévir, la CNDH, tout en condamnant l’usage excessif de la force dans le maintien de l’ordre, a également recommandé « aux autorités d’ouvrir une enquête afin de poursuivre et de traduire en justice les présumés auteurs de ces actes ».
Pour la CNDH, l’usage de la force dans le maintien de l’ordre doit intervenir en dernier ressort et uniquement lorsque le rétablissement de l’ordre public l’exige.






