Covid-19 : l’eau salée et le vinaigre ne tuent pas le virus

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Une capture d’écran qui ressemble à un post sur Facebook a fait le tour des groupes whatsApp au Mali. Le message fait croire que l’eau salée et le vinaigre peuvent traiter le coronavirus. Fake news.

« Le virus avant d’atteindre les poumons, reste dans la gorge pendant quatre jours, en ce moment, la personne commence à tousser et avoir mal à la gorge. S’il boit beaucoup et se gargarise avec de l’eau salée et avec du vinaigre, ça élimine le virus » . C’est l’une des idées reçues qui circulent depuis quelques sur le traitement du coronavirus au Mali. L’intox est largement relayé dans les groupes WhatsApp.

Selon le Pr. Soungalo Dao, chef du centre de traitement du Coronavirus du CHU du Point G cette affirmation est inexacte et non fondée.

« A ce jour, nous n’avons aucune preuve scientifique que le virus fait quatre jours dans la gorge avant de descendre vers le thorax », a souligné le Pr Dao. Pire, selon l’infectiologue, certaines pratiques, comme le gargarisme conseillé par ce message, peuvent contribuer à précipiter le virus dans la voie respiratoire.  » Quand la goutte d’eau passe par la gorge avec le virus, c’est vous même qui avez précipité le virus », a indiqué le chef du centre de traitement de coronavirus de l’hôpital du Point G.

L’infectiologue dément aussi l’affirmation selon laquelle l’eau salée et le vinaigre peuvent tuer le virus. « C’est le savon, l’eau de javel et le gel hydroalcoolique qui tuent le virus. Mais pas de preuve scientifique qui atteste que l’eau salée ou le vinaigre puissent éliminer le virus », a précisé le Pr Dao.

En plus des précisions du médecin malien des documents du l’Organisation mondiale de la santé, consultés par factuel.afp.com ne recommandent pas le gargarisme dans la lutte contre le Covid-19 encore moins avec l’eau salée et le vinaigre.

Maliki Diallo

Diplômé de l'École supérieure de journalisme de Lille et de l'Université de Lille, Maliki Diallo est journaliste depuis 2012 au sein du Groupe Renouveau. Il a travaillé notamment pour le quotidien l'Indicateur du Renouveau, Renouveau TV et le site aumali.net. Âgé de 29 ans, il a remporté, le 29 décembre 2018, le 2e prix du journalisme sensible au genre et, le 29 novembre 2019, le 1er prix de la prévention de l'extrémisme violent au Sahel et dans le bassin du lac Tchad à Ouagadougou.

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