Le mot d’ordre de grève de cinq jours lancé par le Comité exécutif national du Syndicat national de l’enseignement supérieur (CEN-SNESUP), effectif depuis ce lundi 26 octobre, est suivi à hauteur de 98%. Le syndicat exige l’application de la loi sur la prime de recherche, adoptée en 2017, afin de mettre fin à une injustice.
Depuis ce lundi, les activités pédagogiques sont suspendues dans plusieurs établissements supérieurs du pays, en raison de la grève du CEN-SNESUP, qui interpelle l’État sur l’application de sa décision relative à la prime de recherche. Ce mot d’ordre de cinq jours est susceptible d’être renouvelé autant de fois que nécessaire, tant que la principale doléance n’aura pas été satisfaite par le gouvernement.
Joint au téléphone, le secrétaire adjoint, Siaka Koné, a fait état du suivi de la première journée. Il a indiqué que le mot d’ordre est observé dans au moins 13 établissements supérieurs à travers le pays. Selon les chiffres communiqués, le taux de suivi de la grève est estimé à 98%. À l’exception de la Faculté des Sciences appliquées (FSAP), avec 90%, et de l’École normale d’ingénieurs Abderhamane Baba Touré (ENI-ABT), avec 85%, la mesure est suivie à 100% dans les autres établissements concernés.
Pour Siaka Koné, à la date du 27 octobre, aucune négociation n’était encore envisagée avec les autorités.
Or, lors de leur point de presse du mardi 21 octobre, les responsables du CEN-SNESUP avaient affirmé que, sans satisfaction de leur principale doléance, il n’était pas question de surseoir à leur mouvement de grève. Pour eux, sauver cette grève, c’est sauver l’année.






