La 4e session de la grande commission mixte de coopération entre le Mali et le Maroc a été cloturée, ce vendredi 24 juillet, par la signature de 21 accords couvrant plusieurs domaines, dont l’agriculture, la santé, l’enseignement supérieur, la formation professionnelle, l’élevage, la justice.
Les ministres des Affaires étrangères du Mali et du Maroc, respectivement Abdoulaye Diop et Nasser Bourita ont signé les différents documents de coopération en présence des responsables et opérateurs des deux pays.
Ces signatures relancent la grande commission mixte créée à Rabat, en septembre 1987, qui ne s’était plus tenue depuis 2000. Sa réactivation intervient dans un contexte de repositionnement géopolitique.
« La tenue de la quatrième session de la Commission mixte de coopération nous offre l’opportunité de poursuivre et d’approfondir notre dialogue politique, de passer en revue le bilan très satisfaisant de notre coopération et de disposer d’un cadre approprié pour dessiner les nouveaux contours de sa diversification », a indiqué le ministre Nasser Bourita.
Selon lui, « notre partenariat multisectoriel est sans doute promis à un avenir encore plus riche et porteur », en espérant que les instruments juridiques signés lors de ladite session contribueront de manière significative à renforcer la dynamique des échanges entre les deux pays.
À l’issue de ce rendez-vous, le Mali et le Maroc ont signé 21 accords qui couvrent plusieurs domaines, notamment la santé, la justice, les infrastructures, la protection civile, l’agriculture, l’élevage, la formation… La signature de ces documents traduit, selon les deux parties, leur volonté d’insuffler une nouvelle dynamique à leur partenariat.
Si les relations politiques entre le Mali et le Maroc enregistrent des résultats jugés satisfaisants, cependant la partie marocaine estime que les performances économiques restent en deçà des possibilités offertes par les deux pays. En 2025, les exportations marocaines vers le Mali ont atteint environ 184,8 millions de dollars américains, soit plus de 100 milliards de FCFA.
« J’invite les secteurs privés des deux pays à saisir toutes les opportunités qui s’offrent à eux afin de combler l’écart entre ce potentiel et le niveau actuel des échanges commerciaux », a-t-il exhorté.
Le chef de la diplomatie marocaine a proposé l’organisation d’une Semaine économique du Mali au Maroc en vue de promouvoir les opportunités d’investissement entre les deux pays ainsi que la mise en place d’un comité de suivi appelé à se réunir de manière régulière, chargé d’évaluer cette coopération bilatérale pour l’atteinte des ambitions. La finalité est de renforcer les relations entre le Mali et le Maroc, vieilles de plusieurs siècles. Au fil des années, 89 instruments juridiques ont été signés entre les deux pays, a fait le point le responsable marocain.
Le ministre Abdoulaye Diop a indiqué, de son côté, que la 4ème session ne suffirait pas à dresser une liste exhaustive des manifestations de respect mutuel, de solidarité et de soutien entre les deux pays, particulièrement lorsqu’il s’agit de défendre la souveraineté, l’unité et l’intégrité territoriale de nos Etats.
À cet effet, le ministre Diop a rappelé la décision du gouvernement de son pays, l’entrée en vigueur le 10 avril 2026, du plan d’autonomie proposé par le Maroc comme « seule base sérieuse et crédible » pour le règlement de la question du Sahara.
“La résolution de ce différend aura également un impact positif sur la paix et la sécurité sous-régionales”, a-t-il déclaré.
La session a été précédée par la tenue d’un Forum économique ayant réuni les opérateurs économiques maliens et marocains, organisé conjointement par la Confédération générale des entreprises du Maroc et la Chambre de commerce et d’industrie du Mali, avec des panels et des rencontres d’affaires (B to B).






