Après deux semaines de grève, le CEN-SNESUP a réitéré, ce samedi 7 novembre, qu’il ne renoncera pas à sa revendication, lors d’une rencontre avec une délégation du Haut Conseil islamique et du Réseau des communicateurs traditionnels du Mali (RECOTRADE).
La démarche est volontariste. Ce samedi, une délégation composée de représentants du Haut Conseil islamique, du RECOTRADE et de la Coordination des chefs de quartier de la Commune II de Bamako a été reçue par des responsables du CEN-SNESUP, à la Faculté de géographie et d’histoire.
« Cette rencontre, initiée par la délégation, visait à s’informer sur les motivations et les fondements du mouvement de grève en cours, notamment la revendication relative à l’application effective de la prime de recherche des enseignants-chercheurs », indique une note de restitution du comité syndical.
En effet, plusieurs établissements supérieurs, au moins une dizaine, où les activités pédagogiques sont suspendues, sont concernés par cette grève, déclenchée le lundi 26 octobre.
Lors de la rencontre avec ces organisations de la société civile, le CEN-SNESUP a rappelé que la grève est motivée par la non-application d’une décision instituant la prime de recherche. Outre le décret de 2017 qui la consacre, cette revendication est confortée par la recommandation 174 des États généraux de l’Éducation.
Malgré cela, le comité syndical des enseignants-chercheurs affirme toujours attendre son application effective, près de neuf ans après son adoption.
« À l’issue des échanges, la délégation a exprimé sa volonté de contribuer à la recherche d’une solution durable à cette crise, dans un esprit de dialogue et d’apaisement social », peut-on lire dans la note rendant compte de la réunion.
Si, à ce jour, le gouvernement ne s’est pas encore manifesté en faveur d’une éventuelle négociation, le CEN-SNESUP réaffirme sa disponibilité au dialogue, tout en restant attaché à l’application effective de la prime, à la fixation de son montant et au paiement des rappels dus.
Après plusieurs jours d’arrêt de travail, le CEN-SNESUP ne relâche pas la pression et maintient sa position. Il invite « les militants et militantes à suivre le mot d’ordre de grève la semaine prochaine, jusqu’à la satisfaction totale du point de revendication ».
Pour le comité syndical, qui appelle le gouvernement à respecter ses engagements, « la prime de recherche n’est pas une faveur, mais un droit qui doit être effectivement appliqué ».






