Mahmoud Dicko, leader du M5. © Ljelaon.com.
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sortie de crise : voici les 12 conditions du M5-RFP

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Le mouvement du 5 juin exige la mise en place d’un gouvernement de Transition, avec les caractéristiques ci-après :

🔴 Le Premier ministre est désigné par le M5-RFP ;

🔴 Il ne peut-être demis par le président de la

République ;

🔴 Il forme son Gouvernement en entier ;

🔴 Il nomme aux hautes fonctions nationales (Administration, Justice, Forces armées et de sécurité

Lejalon.com vous propose l’intégralité du document intitulé : PROJET DE PROPOSITION DE SORTIE DE CRISE MOUVEMENT DU 5 JUIN – RASSEMBLEMENT DES FORCES PATRIOTIQUES (M5-RFP)

Le Mouvement du 5 juin – Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP) a été enclenché pour obtenir la démission du président Ibrahim Boubacar Keita et son régime, responsables des maux qui menacent aujourd’hui le Mali dans son existence même en tant que Nation, Etat, République et Démocratie.

En effet, des pratiques érigées en système de gestion ont conduit le Mali dans l’abime : corruption comme mode de gouvernement, impunité, immixtion flagrante d’intérêts privés dans la gestion des affaires publiques, violations réitérées de la Constitution et des libertés, abandon de secteurs entiers de la vie socio- économique (école, santé, secteur agricole, infrastructures…), non-respect de nombreux engagements pour la décrispation de la situation sociopolitique nationale, détérioration de la situation au nord et au centre du pays, abandon des populations à leur sort, perte de souveraineté sur des pans entiers du territoire national, échec de toutes les tentatives de dialogue, détournements des fonds alloués à nos Forces de défense et de sécurité, affaiblissement du Mali sur la scène internationale, fraudes électorales ne permettant plus aux élections de jouer leur rôle régulateur, délégitimation des institutions de la République.

Le M5-RFP s’est donné pour mission de relever le Pays en mettant un terme à la gestion chaotique de M. Ibrahim Boubacar Keita qui doit par des actions légales, légitimes et pacifiques quitter le pouvoir.

Des millions de Maliennes et de Maliens ont porté cette revendication avec le M5-RFP à Bamako, dans le Mali profond et dans la diaspora.

La communauté internationale (CEDEAO, Union africaine, Nations Unies, des pays amis, …) très présente dans notre pays a entrepris une médiation en appelant toutes les parties maliennes au calme et à la retenue qui, il faut le rappeler, marquent toutes les actions du M5-RFP.

Porteur d’une espérance nouvelle pour le Mali qui a un besoin impérieux de refondation et de sauvegarde de sa démocratie fondée sur nos valeurs éthiques et sociétales, le M5-RFP décide de :

  • ➢  Poursuivre la lutte pour amener pacifiquement, mais avec détermination, le Président Ibrahim Boubacar KEITA et son régime à démissionner, par le moyen d’actions populaires de désobéissance civile ;
  • ➢  Faire une union sacrée des forces vives de la Nation, dans un élan de « sursaut national » pour définir, librement et sans contrainte, la vision et les contours d’un nouveau Mali, avec toutes les forces sociales et politiques (organisations de la société civile de l’intérieur et de la Diaspora, partis et regroupements politiques, forces syndicales, autorités religieuses et coutumières, forces de défense et de sécurité, groupes signataires de l’Accord issu du processus d’Alger, et toutes les parties prenantes au processus de paix et de réconciliation, etc.) ;
  • ➢  Fixer les objectifs et la durée d’une période de transition : tenir des concertations nationales pour faire l’état de la Nation ; opérer les réformes politiques, institutionnelles, administratives et électorales nécessaires pour refonder l’Etat, jetant ainsi les bases d’un Mali nouveau. Cependant, conscient des lourdes responsabilités en ces moments critiques, prenant en compte les nombreuses sollicitations, et en signe d’esprit d’ouverture au dialogue du M5-RFP, la mise en place de cette transition exige :

La dissolution immédiate de l’Assemblée nationale ;
La mise en place d’un Organe législatif de transition ;
Le renouvellement intégral des membres à la Cour constitutionnelle ;
La mise en place d’un gouvernement de Transition, avec les caractéristiques ci-après :

Le Premier ministre est désigné par le M5-RFP ;
Il ne peut-être demis par le président de la République ;
Il forme son Gouvernement en entier ;
Il nomme aux hautes fonctions nationales (Administration, Justice, Forces armées et de sécurité, …) ;

1

  1. 5-  L’adoption d’une Feuille de route de refondation de l’Etat et de sauvegarde de la démocratie, de l’unité nationale, de la paix et la cohésion sociale, assortie d’un chronogramme précis ;
  2. 6-  L’adoption d’un pacte de stabilité nationale, et le respect des textes relatifs au droit et à la liberté syndicale, à la justice sociale et aux engagements entre les parties ;
  3. 7-  L’adoption d’un mécanisme de suivi-évaluation annuel ;
  4. 8-  Le retrait de la présidence de la République des services exécutifs de l’Etat.
  • ➢  Le M5-RFP exige la libération du Chef de file de l’opposition, l’Honorable Soumaïla CISSE, victime d’enlèvement de sa personne depuis plusieurs mois.
  • ➢  Un accord politique sur l’ensemble de ces points sera dûment signé avec de solides garanties de sa mise en œuvre jusqu’à la fin du mandat en cours.
  • ➢  Une Charte de transition formalisera les termes convenus dans l’accord politique pour concilier les dispositions constitutionnelles actuelles avec les organes pertinents de la Transition.

Le M5-RFP entend poursuivre ses activités, notamment ses manifestations au Mali et dans la Diaspora jusqu’à l’aboutissement total de son juste combat pour la survie du Mali et le bonheur des Maliens.

Le M5-RFP invite enfin le peuple malien à rester confiant, vigilant et déterminé.

Maliki Diallo

Diplômé de l'École supérieure de journalisme de Lille et de l'Université de Lille, Maliki Diallo est journaliste depuis 2012 au sein du Groupe Renouveau. Il a travaillé notamment pour le quotidien l'Indicateur du Renouveau, Renouveau TV et le site aumali.net. Âgé de 29 ans, il a remporté, le 29 décembre 2018, le 2e prix du journalisme sensible au genre et, le 29 novembre 2019, le 1er prix de la prévention de l'extrémisme violent au Sahel et dans le bassin du lac Tchad à Ouagadougou.

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