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Mali: le Niger se meurt

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Pollution, dérèglement climatique et occupation du lit, la dégradation du fleuve Niger prend des proportions inquiétantes.

«Les poissons n’ont plus de refuge. Le fleuve est rempli de pneus usés et de sachets plastiques et d’autres types de déchets», constate, Dramane Konta, chef d’un hameau de pêcheurs installé au bord du Niger, à Bamako. «Les poissons n’ont plus où pondre les œufs parce que les riches occupent  les berges. Nous n’avons plus de revenus», se lamente-t-il.

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«Très jeune, je partais à la pêche avec mon père.  Quand on termine, je me débrouillais seul. Avec deux ou trois jets de filet, je pouvais gagner 1 500 à 2000FCFA», se souvient, Ousmane Konta.

Conséquence : chaque année le Mali importe des dizaines de tonnes de poissons du Sénégal, de la Mauritanie et même d’Asie.

Face à ce chaos environnemental, certains ont trouvé une alternative: la pisciculture hors sol. Depuis une dizaine d’années, Sirébara Fatoumata Diallo développe cette technique. Elle a ouvert un centre de formation et tire son épingle du jeu. «C’est une honte pour le Mali d’importer du poisson», se révolte-t-elle.  

Lassina Niangaly

Major de la 3ème Promotion de la Formation en Alternance de l'Ecole supérieure de journalisme de Lille à Bamako en 2018, Lassina NIANGALY, 33 ans, est journaliste depuis août 2012. Il est titulaire d'une maîtrise en Histoire-Archéologie et d'un Bac+5 en Histoire et Géographie. A la base professeur d'enseignement secondaire.

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