Un communiqué conjoint des ministères de la Défense nationale et de la Sécurité et de la Protection civile, publié ce samedi 7 novembre 2026, annonce l’interpellation de 1 263 personnes dans la région administrative de Siguiri « pour les besoins de la procédure ».
La chasse aux orpailleurs se poursuit en Guinée. Après une première vague de refoulement, les autorités guinéennes ont annoncé, ce samedi 7 novembre, l’arrestation de plus de 1 200 individus de plusieurs nationalités, notamment malienne, guinéenne, burkinabè et ivoirienne.
Considérées comme des récalcitrants à la mesure, ces personnes sont actuellement auditionnées par les officiers de police judiciaire de la Police nationale et de la Gendarmerie nationale. À l’issue de ces auditions, indique le communiqué, elles seront déférées devant les juridictions compétentes, conformément à la loi.
« Durant toute la procédure, les intéressés seront traités dans le respect de leur dignité et de leurs droits. Le ministère de la Défense nationale et le ministère de la Sécurité et de la Protection civile réaffirment leur détermination à œuvrer pour que force reste à la loi », rassure le gouvernement.
Après Siguiri, première étape de l’application de la décision d’interdiction de l’orpaillage clandestin, le document avertit que les opérations vont s’étendre à toutes les localités guinéennes touchées par l’extraction illégale de l’or.
Partageant une frontière avec la Guinée, le Mali fait face aux conséquences de ce déplacement massif des orpailleurs désormais indésirables. À la date du 7 novembre, le Centre de coordination et de gestion des crises (CECOGEC) a recensé environ 100 000 personnes dans le district de Bamako et près de 60 000 autres dans la localité frontalière de Kourémalé.
Face à l’ampleur de ce flux d’arrivées, la ministre de la Santé et du Développement social du Mali, Assa Badiallo Touré, a réuni, le vendredi 6 novembre, les acteurs humanitaires afin de solliciter leur accompagnement dans la mise en œuvre d’une réponse humanitaire d’urgence. Celle-ci, qui prévoit une prise en charge médicale, alimentaire et logistique en faveur des milliers de personnes déplacées, est évaluée à près de 228 millions de francs CFA.
Parallèlement, le Burkina Faso, en collaboration avec les autorités maliennes, organise le retour de ses ressortissants dans le pays. Selon des données non actualisées, près de 4 000 personnes auraient déjà regagné le Burkina Faso.






