Le président russe Vladimir Poutine a alerté, ce mercredi 28 octobre, sur les « tentatives actives de la part des pays occidentaux de replonger les Africains dans la servitude de la dette », à l’ouverture du 3e sommet Afrique-Russie.
La 3e édition de ce sommet a démarré devant les chefs d’État et de gouvernement de plus de 20 pays, conviés par le président Vladimir Poutine dans un contexte où le monde multipolaire, soutient-il, est une tendance objective et irréversible.
« L’époque où le sort de continents entiers était décidé par un cercle restreint d’États appartient définitivement au passé. Un monde plus juste lui succède, où les voix de tous les pays participant à la communauté internationale doivent être entendues », a affirmé le président russe.
De nouveaux centres de gouvernance mondiale se forment, des points d’attraction et de recomposition de l’ordre mondial, a-t-il indiqué, tout en citant les BRICS, dont les membres « prônent l’égalité et le respect, l’amitié et l’entente, et agissent solidairement pour répondre aux défis et aux menaces aigus, pour assurer la stabilité et la sécurité mondiales, la prospérité et le bien-être de tous ».
Il est néanmoins convaincu que la formation d’un monde multipolaire se heurte à la résistance des pays qui ne sont pas prêts à accepter cette réalité : « ceux qui ont l’habitude de penser selon le passé colonial et de s’enrichir de manière fabuleuse, véritablement fabuleuse, aux dépens d’autrui ».
Pour Poutine, les partisans de cet ordre ancien sont disposés à utiliser tous les moyens, les plus déplacés et les plus cyniques, pour le maintien de ce système de gouvernance.
« On observe des tentatives actives de la part des pays occidentaux de replonger les Africains dans la servitude de la dette, de leur imposer des ressources financières, certes indispensables, mais à des conditions léonines qui les contraignent ensuite à payer bien davantage pour servir et solder leur dette, au détriment de leurs projets de développement à long terme », a-t-il déclaré, en s’appuyant sur l’une des déclarations de Thomas Sankara, assassiné en 1987, alors président du Faso.
Pour ce dernier, « La dette, c’est le néocolonialisme, dans lequel les colonisateurs se sont transformés en soi-disant assistants techniques. C’est une reconquête de l’Afrique savamment organisée, dont le but est de soumettre sa croissance et son développement à des règles étrangères. »
La Russie, selon son président, participe activement aux efforts d’assainissement financier des pays africains et d’allègement du fardeau de la dette pour des partenariats équilibrés. « Avec plusieurs États africains, nous menons des programmes conjoints d’utilisation des fonds issus de la dette pour financer des projets nationaux de croissance économique », a-t-il soutenu.
Le président russe a, par ailleurs, déclaré que l’Afrique a besoin de solutions qui lui permettent de disposer librement de ses ressources, de les affecter à ses besoins urgents, d’accumuler des capitaux importants et des investissements à long terme dans l’énergie, l’industrie, les transports et la logistique.
Selon lui, cela aiderait à se débarrasser définitivement des chaînes de l’héritage colonial, à assurer la stabilité politique, sociale et économique des pays africains et une véritable souveraineté nationale dans toutes ses manifestations.
Pour autant, l’Afrique reste le continent de l’avenir, a affirmé POUTINE, s’appuyant sur les prévisions de l’Organisation des Nations Unies qui annoncent qu’à partir de 2030, le centre de la croissance démographique mondiale se déplacera inévitablement, et c’est déjà en cours, vers l’Afrique.
*Les propos du président Vladimir Poutine ont été traduits en français par Intelligence artificielle.






