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Cadastre minier : plus de 631 titres recensés au Mali

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Malgré le recul de la production industrielle d’or en 2025, les exportations du métal jaune ont atteint 2 750 milliards de F CFA, contre 1 610 milliards en 2024, a affirmé le ministre des Mines, Amadou Keïta, ce jeudi, lors d’un point de presse. C’était à l’occasion de la séance inaugurale d’un exercice trimestriel destiné à faire le point sur les informations minières dans le pays.

C’est désormais parti pour une approche de redevabilité au ministère des Mines. Le ministre Amadou Keïta était le conférencier de ce premier point de presse consacré, notamment au bilan de son département entre 2025 et 2026.

Au cours de l’exercice écoulé, la production industrielle d’or a reculé de 22,9%, passant de 54,8 tonnes en 2024 à 42,2 tonnes en 2025, en raison des différends entre l’État et le complexe de Loulo-Gounkoto. Pendant cette période, le plus grand complexe minier « n’a produit que 5,5 tonnes, contre 22,5 tonnes un an plus tôt », a expliqué le ministre des Mines.

Malgré cette baisse de production, s’est réjoui le ministre Keïta, « la valeur a tenu », avec des exportations d’or qui ont atteint 2 750 milliards de F CFA, contre 1 610 milliards en 2024.

« Les sociétés minières ont versé à l’État 940 milliards de F CFA, un record, pour une quantité d’or produite de 42 tonnes, contre 978 milliards de F CFA pour 55 tonnes. Les impôts en représentent un peu plus des deux tiers et les dividendes de nos participations, près d’un quart », a-t-il détaillé.

Cette année, la production repart avec de nouveaux permis d’exploitation délivrés par le gouvernement, conformément au Code minier, qui apporte des avantages substantiels à l’État. Déjà, les signaux sont au vert. Au premier semestre, la production industrielle d’or a atteint 23,5 tonnes, contre environ 18 tonnes un an plus tôt, soit une hausse de plus de 30%.

« Notre objectif pour 2026 est de 43,2 tonnes, et nous sommes en bonne voie pour l’atteindre », rassure le ministre des Mines.

Outre l’or, le lithium apporte de la valeur ajoutée à l’économie nationale, à travers les mines de Goulamina et de Bougouni. Le Mali devient, dans ce secteur, un acteur majeur, a-t-il affirmé, soulignant que ces deux mines prévoient une capacité de production de 590 000 tonnes de concentré en 2026.

En assainissant et en protégeant les richesses de ce secteur, le ministère a procédé à l’annulation de 90 permis de recherche dont les titulaires n’étaient pas en règle vis-à-vis de la loi.

Après cet épisode, il a rappelé la reprise du processus : entre le 21 août et le 30 septembre 2026, le Conseil des ministres a autorisé, au cours de trois séances, le renouvellement de 24 permis de recherche portant sur l’or et le lithium, au profit de sociétés de plusieurs nationalités.

« D’autres annulations suivront. La vérification des titres se poursuit et les permis dont les titulaires ne remplissent pas leurs obligations seront annulés dans les mêmes conditions, dans les semaines et les mois qui viennent », a averti le ministre Keïta.

Ces décisions, soutient-il, « ne visent ni une nationalité ni un secteur. Elles visent l’inaction et le non-respect des textes nationaux en la matière ».

Représentant entre 9 et 10% du PIB au Mali, le cadastre minier, dévoilé le 17 avril 2026, recense plus de 631 titres miniers. Ce cadastre, qui centralise pour chaque titre sa titularité, sa superficie et sa durée, évite les chevauchements de permis, sécurise les procédures et fluidifie le traitement des dossiers de renouvellement, a indiqué le conférencier.