Alors que plusieurs pays ont atteint ou dépassé leurs prévisions d’emblavures, le bulletin du Programme régional de production intégrée du coton en Afrique (PR-PICA) note une baisse de 22 % des superficies pour notre pays par rapport à la campagne précédente. Rendu public le 13 août, le document fait état de la situation de la campagne cotonnière de juillet.
Le PR-PICA, qui regroupe 8 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre, à savoir : le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Sénégal, le Tchad et le Togo, a rendu public son dernier bulletin d’évaluation de la campagne cotonnière en cours.
À la date du 31 juillet 2026, le document note une hausse des superficies dans l’ensemble des pays, excepté le Mali (- 22 %, soit une baisse de 137 650 ha). Pour la période, le Mali avait emblavé 488 631 hectares, pour une prévision de 630 000 hectares. C’est le niveau le plus faible du Mali depuis trois ans.
‘’Dans plusieurs pays, des difficultés pluviométriques ont été enregistrées. C’est le cas au Bénin, au Burkina Faso, au Cameroun et au Mali où des poches de sécheresse ont été enregistrées. Cette situation a été une contrainte à l’atteinte des prévisions d’emblavures de la campagne dans ces pays », explique PR-PICA.
Cette situation pourrait affecter l’atteinte des prévisions annuelles pour le Mali qui a perdu sa 1ère place du plus grand producteur du coton de la zone, malgré la volonté politique affichée.
Le même document relève une baisse de la pluviométrie en juillet. À cette difficulté s’ajoutent le retard dans la réception des engrais et une mauvaise qualité des semences dans les localités de Fana et de Bougouni, explique PR-PICA dans son dernier bulletin.
Contrairement au Mali, de nombreux pays comme la Côte d’Ivoire, le Tchad et le Togo ont déjà atteint ou dépassé leurs prévisions de campagne.







