La revue annuelle 2025 du Programme national d’éradication du ver de Guinée s’est tenue du 12 au 13 février 2026. Il ressort du rapport que notre pays n’a enregistré aucun cas humain de la maladie courant 2025.
Le ministre de la Santé et du Développement sociale, le médecin colonel-major Assa Badiallo Touré a présidé, le mercredi, la cérémonie d’ouverture de la Revue annuelle du programme nationale d’éradication au ver de Guinée. Une maladie qui, depuis quelques années n’infecte plus les humains dans notre pays, mais des infections sont constatées chez des animaux.
Selon, le médecin colonel-major Assa Badiallo Touré, notre pays à enregistrée en 2025, 17 infestations animales au ver de Guinée (chiens et chats) contre 28 en 2024, soit une diminution de 39 %. « Les infestations ont été recensées dans les districts sanitaires de Macina, Markala et Tominian ainsi qu’à Djenné », a précisé madame la ministre de la Santé. Les régions de Kayes, Koulikoro, Tombouctou, Gao, Sikasso, Ménaka, Kidal ainsi que le district de Bamako, déjà libérées de la maladie, poursuivent les activités de surveillance et de pré-certification.
Pour l’éradication du ver de Guinée dans notre pays, les autorités sanitaires sont appelées à renforcer leurs stratégies, notamment à travers la surveillance communautaire accrue avec inspection régulière des chiens et chats pour détecter précocement les lésions suspectes, l’attachement proactif et prolongé des animaux dans les villages endémiques, en partenariat avec leurs propriétaires et le renforcement en agents dans les zones à haut risque du delta central du Niger et les zones à accès difficile.
« La persistance de cas humains et surtout animaux notamment chez le chien dans certains pays voisins rappelle que le risque de réintroduction demeure réel. Cela souligne la nécessité d’un système de surveillance robuste, durable et rigoureux, y compris en période post-certification », a souligné Dr Didier Tambwé, du bureau de l’Organisation mondiale de la Santé au Mali. Il a rassuré que pour parvenir à l’éradication mondiale du ver de Guinée, l’OMS intensifie son plaidoyer, fournit des orientations techniques, coordonne les actions entre les pays endémiques et non endémiques, assure la surveillance dans les zones exemptes de transmission et suit de près l’évolution de la maladie.
Le ver de Guinée est une maladie parasitaire contractée par la consommation d’eau contaminée par un cyclops infecté par les larves de Dracunculus medinensis. La maladie se manifeste par la sortie extrêmement douloureuse d’un ver pouvant atteindre parfois plus d’un mètre.





