A quelques jours de la rentrée scolaire prévue ce jeudi 1er octobre, le Collectif des femmes enseignantes et épouses des enseignants licenciés des Écoles catholiques du Mali sollicite les autorités pour la mise en place d’un mécanisme exceptionnel d’insertion des enseignants licenciés.
Dans une lettre signée par sa présidente, Mme Camara Aminata Salamanta, le Collectif renouvelle son plaidoyer en faveur des enseignants licenciés, après avoir constaté que sa précédente correspondance était « restée sans réponse concrète ».
À la suite de la suppression des subventions de l’État aux écoles catholiques, une mesure justifiée par la volonté de rétablir l’égalité entre les établissements scolaires, plus de 1 000 enseignants ont été licenciés. Leurs salaires étaient auparavant pris en charge à hauteur de 80% par le gouvernement.
Pour le Collectif, la situation de ces enseignants est préoccupante, car « derrière cette situation administrative se trouvent des centaines de familles confrontées à une profonde incertitude sociale et économique ».
Dans sa lettre ouverte, le Collectif regrette que « des enseignants ayant consacré de nombreuses années à l’éducation et à la formation de la jeunesse malienne se retrouvent aujourd’hui sans emploi et sans perspective claire, à l’approche d’une nouvelle année scolaire ».
Face à l’absence de réponse à leur précédent plaidoyer, les femmes enseignantes et les épouses des enseignants licenciés lancent un appel solennel aux plus hautes autorités de la Transition.
A cet effet, le collectif sollicite notamment : la mise en place d’un mécanisme exceptionnel d’insertion des enseignants licenciés des écoles catholiques dans la fonction publique, l’ouverture urgente d’un cadre de dialogue entre les autorités compétentes et les représentants des enseignants concernés ; la mise en place d’un mécanisme exceptionnel d’insertion ou de reclassement des enseignants licenciés, au regard de leur expérience et des années consacrées au service de l’éducation, l’examen de mesures sociales d’accompagnement en faveur des familles directement affectées.
A l’approche de la rentrée scolaire, l’urgence n’est plus seulement administrative : elle est devenue sociale et humaine, peut-on lire dans la lettre qui précise qu’il ne s’agit pas, pour ces familles, de réclamer un traitement de faveur, mais de solliciter une solution permettant de préserver leur dignité, leur stabilité familiale et leur avenir.
Ces femmes souhaitent que leur situation « soit examinée avec bienveillance, responsabilité et célérité, afin qu’une solution puisse être trouvée avant que les conséquences sociales ne deviennent plus lourdes pour les familles concernées ».






