La scène d'un attentat à Gao, au Mali, le 13 novembre 2018. (VOA/Souleymane Ag Anara)
/

Terrorisme : les attaques ont baissé de près de moitié en 2025

4 mins de lecture

L’Indice du terrorisme 2026  rendu public ce samedi 21 mars constate que les décès et les attaques terroristes au Mali ont chuté pour la troisième année consécutive. Dans ce dernier rapport, le pays a enregistré 341 décès pour 106 attaques, soit une baisse de 42 % et 47 % respectivement par rapport à l’année précédente.

Selon le rapport 2026 de l’Indice mondial du terrorisme publié par l’Institute for Economics and Peace, les violences terroristes ont reculé à l’échelle mondiale en 2025. Le nombre de morts a chuté de 28 %, s’établissant à 5 582 décès, tandis que les attaques ont diminué de 22 %.  

Au Mali, l’Indice a noté 106 incidents ayant causé la mort de 341 individus et 89 blessés.  Dans le rapport précédent, les chiffres étaient beaucoup plus effrayants : 604 décès et 158 blessés survenus lors des 201 incidents. Grâce à ces résultats, notre pays quitte la 4ᵉ place à la 5ᵉ place des 10 pays, les plus affectés par le terrorisme. À la tête de cette liste funeste, le Burkina Faso.  

Cette baisse est la conséquence de la diminution des activités du JNIM qui reste le groupe terroriste le plus important au Mali, avec 76 attaques et 286 décès enregistrés en 2025.

« L’activité de l’EI (Etat islmanique) a également décliné au Mali, enregistrant une chute de 80 % des décès et de 50 % des attaques par rapport à l’année précédente», indique le rapport, relevant par ailleurs que le JNIM a été responsable des attaques les plus meurtrières du pays en 2025, exécutées principalement dans les régions de Mopti et Ségou. Au moins, selon le rapport, 66 personnes ont été tuées.

La frontière du Mali avec le Niger et le Burkina Faso reste la zone la plus touchée par le terrorisme, avec 65 % des attaques et des décès survenant dans ces régions. Cependant, le terrorisme a diminué dans la plupart des autres régions du Mali, notamment Mopti, Gao, Koulikoro, Bamako et Kidal, qui ont connu moins d’attaques et de décès liés au terrorisme en 2025, affirme l’Indice du terrorisme.

Par ailleurs, la région Sikasso a enregistré la plus forte croissance de l’activité terroriste cette année, les décès et les attaques ayant plus que doublé depuis 2024.

Outre le Mali, le Burkina et le Niger sont dans la zone critique de ce classement. À eux seuls, ces États concentrent une part significative des violences terroristes mondiales. Le Mali représente à lui seul environ 6 % des décès mondiaux liés au terrorisme.

« Au cours de la dernière décennie, l’épicentre de l’activité terroriste s’est déplacé du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA) vers l’Afrique subsaharienne, et plus particulièrement le Sahel. Six des dix pays sont d’ailleurs situés en Afrique subsaharienne », affirme le rapport.