Cérémonie de lancement du projet
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« Amplifier la voix des femmes » : JDH pour une démocratie inclusive au Mali

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Les femmes représentent 51,8% de la population malienne. Toutefois, le contexte socio-culturel  ne permet pas encore à cette couche non moins importante de la population de jouer pleinement sa partition dans le développement, malgré des décennies d’expérience démocratique. C’est conscient de cette situation que l’organisation Journalistes pour les droits humain (JDH) se mobilise pour renverser la tendance. C’est dans ce sens qu’a été lancé ce 2 août 2021 à la Maison de la presse le projet : « Amplifier la voix des femmes à travers les médias pour promouvoir la démocratie inclusive au Mali ».

Fruit du partenariat entre JDH-Mali et le National Eondwment for Démocracy (NED), le nouveau projet vise à améliorer les capacités des journalistes à couvrir efficacement les droits et les problématiques clés des femmes et des filles. Le lancement du projet a eu lieu en présence du responsable JDH au Mali, Moro Siaka Diallo ; la présidente de Wildaf-Mali, Mme Bouaré Bintoufouné Samaké ; le représentant de la Maison de la presse et des responsables de plusieurs ONG et de la société civile.

M. Diallo, dans son intervention, a mis l’accent sur les grands axes du projet : l’animation de tables rondes sur l’inclusion des femmes dans le processus de réformes politiques et institutionnelles. Le Projet « Amplifier la Voix des Femmes, à travers les Médias, pour Promouvoir une Démocratie Inclusive au Mali » a pour ambition de veiller à l’inclusion, la participation et la représentativité des femmes dans le contexte de la Transition, a précisé Moro Siaka Diallo.

Dans sa mise en œuvre, poursuit-il, le projet permettra de renforcer les capacités et compétences de 48 journalistes et bloggeur ; améliorer les dispositifs de sensibilisation et de plaidoyer au sein de 48 organisations de défense des droits des femmes et filles pour amplifier la voix des femmes et favoriser la prise en compte de leurs droits dans les réformes de la transition en cours au Mali.

« Il va permettre de présenter la situation de cette représentativité et identifier les obstacles qui la gêne ; discuter sur les préoccupations clés des femmes sur les réformes politiques et intentionnelles de l’état et enfin proposer des solutions ses obstacles », a déclaré Moro Siaka Diallo.

Quant à Mme Bouaré Bintou Founé Samaké, présidente de Wildaf-Mali, elle a profité de l’occasion pour donner des éclaircissements sur la situation actuelle du taux de la représentativité des femmes dans les instances de prise de décision au Mali.

Selon elle, cette question est très complexe dans la mesure où il y’a plusieurs obstacles socio-culturels qui entravent la promotion des femmes dans les instances de prise de décisions malgré l’existence de cadres juridiques au niveau national et international, dont le PAN 1325 et la loi 052 sur le quota.

Malgré cette majorité, leur supériorité numérique par rapport aux hommes, 51, 8% les femmes sont peu associées à la prise de décision dans les institutions de la république.

Mme Samaké estime que seule une volonté politique bien affirmée volonté politique permet de renverser rapidement la situation actuelle des femmes au Mali, qui du reste, ont une place importante dans la promotion de la paix et le vivre ensemble, la bonne gouvernance et l’Etat de droit.